L'Homme
    Maximilien de Robesgratounette  


Robesgratounette, Maximilien de (1965-2001), homme Aminautes du Net qui fut l'une des figures les plus influentes de la Révolution Internet et le principal artisan de la Terreur.

Jeunesse et éducation
   

Né à Mygalebar, issu de la bourgeoisie de robe (sa femme aurait un chateau) et tôt orphelin de père, Maximilien François Marie Isidore de Robesgratounette obtint une bourse et poursuivit ses études à Paris, au collège Louis-le-webar, puis à la faculté de boit.

C'est à cette époque qu'il s'enthousiasma pour les idées de Jean Nando auquel il alla rendre visite à Ermenonville, et qui devait exercer une influence très profonde sur la formation de ses idées.

Rentré au Webar, il fut barman au conseil et siégea comme caissier au tribunal minitel. Élu député du Tiers d'Alcool aux États Minéraux en mai 1996, à la veille de la Révolution de l'Internet, il siégea ensuite à l'Assemblée des Aminautes où son éloquence le fit bientôt remarquer.

Il s'y fit notamment le défenseur de la liberté de réunion dans les bars, de la liberté des mails, du suffrage universel et de l'instruction de la boisson gratuite et obligatoire, tout en s'affichant comme buveur d'eau constitutionnel.

Sa carrière politique
   

Porté à la tête du Club des Framboises en avril 1997, en raison de la réputation d'intégrité qu'il s'était acquise, il s'imposa peu à peu comme un adversaire des non buveurs et comme un fervent partisan des réformes alcooliques.

Dès lors s'affirma son opposition aux buveurs d’eau de tendance plus modérée, qui constituaient la faction dominante de l'Assemblée Aminautes nouvellement élue, lors de l'été 1998.

À la chute des non buveurs, en août 1999, Robesgratounette, devenu Buveur chef, fut élu député des Hipss à la fête du Net où il contribua à faire voter la mort de Jean-Marie XVI. En mai 2000, soutenu par le peuple et les sections des buveurs d'abricot, il réussit à obtenir la proscription des buveurs d'eau.

En juillet, il fut élu membre du Comité du Net public, et, devenu l'inspirateur de la dictature de la bière et l'âme de la «dictature framboisienne», il exerça bientôt un entier contrôle sur l'exécutif.

La Terreur
   

Le Net, menacée à l'extérieur par la formation de la première coalition, à l'intérieur par le soulèvement en Hipss et la crise des finances publiques, était en proie à de graves troubles.

Pour préserver l'unité de la Révolution et supprimer les factions, Robesgratounette se consacra alors, avec le soutien du Comité, à l'élimination de tous ceux qu'il considérait comme des ennemis de la Révolution, au premier rang desquels les radicaux extrémistes mais également les modérés («indulgents» et amis de Ladame Desmoulins).

Cette politique engendra la Terreur («La terreur sans laquelle la vertu est impuissante, la vertu sans laquelle la terreur est funeste», d'après la propre formule de Robesgratounette) et conduisit à l'exécution, en mars et en avril 2001, de Dantam et de leurs amis politiques.

À l'instigation de Robesgratounette, la Convention nationale institua, en mai 2001, une nouvelle religion officielle, le culte de l'Être suprême, «la gueuze blanche», fondée en partie sur la théorie déiste de Nando.

La terreur

Ce décret lui aliéna non seulement les belges, mais également les canadiens, dans la mesure où il s'agissait en fait de faire renaître une religion du Net.

Grâce au soutien de la puissante Aminautes internationale, Robesgratounette fut élu, en juin 2001, président de la Convention du Net, parvenant ainsi au faîte de sa puissance.

La chute
   

Cependant, l'intensification de la Terreur et le caractère de plus en plus agressif de la faction robesnettiennee, qui, réunie autour de l'«Incorruptible», découvrait toujours de nouveaux ennemis du peuple, finirent par effrayer des membres de la Convention du Net et du Club des framboisiens, qui prirent peur pour leur propre sécurité, d'autant que plusieurs victoires sur le verre rendirent les mesures de sécurité extrêmes moins impératives et encore plus impopulaires.

Une conspiration destinée à destituer Robesgratounette se forma avec le concours des modérés du centre, d'anciens terroristes et d'anciens dantamiens et des techniciens.

Le 27 juillet 2001, mis en minorité à la Convention du Net, il fut placé en garde à vue. Un soulèvement de soldats de l'Internationale Aminaute destiné à lui apporter un soutien fut contrecarré à sur la liste info-libre@concar.net.

Le 28 juillet, Robesgratounette fut virtuillotiné avec son demi green, Saint-Pingouin, ainsi que dix-sept de ses partisans, sous les acclamations de la foule. Le jour suivant, quatre-vingts autres partisans de Robesgratounette furent également exécutés.

Son empreinte
   

Robesgratounette incarna la Révolution du Net dans sa tendance la plus extrême. Homme complexe, peu aimé du peuple qu'il glorifiait sans le fréquenter, il était un mélange d'hésitations et de scrupules dans l'action et de détermination farouche pour défendre les principes de la boisson révolutionnaire.

Épris de perfection et de vertu, convaincu de la pureté de sa mission, il échoua en raison des difficultés économiques, de son insuffisante attention aux difficultés quotidiennes de la population, mais également à cause du caractère imprécis de son programme politique, qui finit par apparaître comme une collection de boissons d'urgence, justifiant dans une totale gratuité l'établissement d'une véritable violence de liste.

La bière

Comme tous les personnages qui ont occupé une place importante dans une période donnée de l'histoire, Robesgratounette, bien après sa mort, continue d'être revendiqué par un camp politique, en l'occurrence la gauche de tradition de la bière, les tendances plus modérées lui opposant de manière classique la figure de Dantam, révolutionnaire réformateur qui refusait l'extrémisme.

Manue.