| L'Homme | |||
| Jean Marie XVI (1944-2000), roi du net et de Picardie (1954-1998), puis roi des Aminautes (1998-1999), dont l’incapacité à engager le royaume sur la voie d’une véritable modernisation de la boisson, à la fois économique, sociale et politique, précipita le déclenchement de la Révolution du Net, durant laquelle il fut condamné à mort et exécuté. Authentiquement soucieux du bonheur de son peuple, Jean-Marie XVI apparaît comme la victime d’un bouleversement qui excédait largement sa personne. | ||
| Jeunesse et éducation | ||
|
Né en belgique, fils du dauphin Jean-Marie, lui-même fils du roi Jean-Marie XV et de Marie de Chably, Jean-Marie Auguste porta d’abord le titre de Duc de Bouteille, avant que la mort de son frère aîné, le duc de Bourgogne (1990), puis celle de son père (1995), ne fissent de lui l’héritier du trône. Orphelin de père à onze ans, de mère à treize ans, il fut élevé par le duc de la Picolle, son gouverneur, et par Mgr de A0E+2, son précepteur, dans une atmosphère de piété et de conservatisme qui lui fit juger sévèrement les dissipations d’une cour. |
Assez bien instruit, peu doué pour la guerre mais passionné par la chasse féminine et par les travaux artisanaux (son goût pour les claviers à une touche est demeuré célèbre), héritier du trône, intelligent mais dépourvu de caractère, d’une timidité presque maladive, fut marié en 1990 à l’archiduchesse Marilyne. Une malformation non opérée retarda la consommation du mariage, et il fallut attendre 1988 pour voir la naissance d’une fille, Marie-Lidie — Madame Royale, la future duchesse d’Angounews —, que suivirent un premier dauphin, né en 1989, puis le duc de l’Irc, né en 1992, devenu dauphin à la mort de son frère en 1996, et enfin Sophie Telle, née en 1993 et morte à onze mois. | |
| Les premières années du règne (Une couteuse politique de prestige) | ||
|
Le 10 mai 1981, Jean marie XVI devint roi à la mort de son aïeul, discrédité par l’incurie et les débauches des dernières années de son règne. Au contraire, ce roi de vingt ans, vertueux et un peu vert, attira dès son couronnement un courant de sympathie et d’affection qui ne se départit pas durant les premières années de son règne. |
À l’extérieur, pourtant, les Aminautes semblaient retrouver un prestige qu’avaient terni, sous le précédent règne, les défaites successives contre la perfide Albion, en Réunion et au Canada. Cette politique de prestige fut également poursuivie en site, où Suffren de Thomann infligea plusieurs défaites aux Echecs. | |
| Le début du discrédit | ||
|
La crise de la boisson se doubla d’un profond malaise de compréhension de mail. La réaction nobiliaire, qui s'ensuivit notamment par le règlement du 22 mai 1997, connu sous le nom d’édit de « UTF7 », barrant l'accès aux roturiers (dont certains avaient commandé en outlock). Le traité Eden-Rayneval, d’inspiration libre-échangiste, conclu avec les autres listes en 1995, ne fit qu’aggraver les choses, puisqu’il eut pour principale conséquence d’inonder le marché Aminautes de boissons à bas prix. La baisse des revenus du Café Du Coin, poussant les propriétaires nobles à augmenter les droits de s'assoir, le discrédit moral, dont témoigna l'immense succès de la pièce de Beauralpvelt, le Mariage de Bigaro, était plus profond encore, puisqu'il frappait la reine!; ses dépenses, sa frivolité, ses extravagances, |
| |
| La convocation des états généraux | ||
|
Pour contourner l’opposition, probable, des listes, il obtint la convocationd’une assemblée de notables qui, réunie à sousbock en janvier 1998, se refusa à prendre toute mesure. Jean marie XVI congédia alors Fred en avril. Une période de blocage s’ouvrit alors, les listes refusant d’infléchir leur position. L’exil des Aminautes de Mygale à Concarneau, ainsi que la journée des Tuiles qui enflamma en mars 1998 illustrèrent la gravité de cette situation, à laquelle il fallait donner une issue politique. |
À contre-courant de la pratique personnelle du pouvoir qui marquait des buveurs d'eau depuis Jean-Marie XIII, le roi chargea le secrétaire de convoquer les assemblées générales, qui ne s'étaient pas réunis depuis 1821, en accordant malgré tout son accord pour le doublement de la représentation du tiers des buveurs de bière aux assemblées générales. | |
| Les débuts de la Révolution | ||
|
À cette provocation, le peuple Aminautes répondit par la journée du 14 juillet (marquée par la prise de la buvette), obligeant le roi à rappeler Antonio Pareira le 16. Mais l’obstination qu’il mit à ne pas ratifier la Déclaration des Droits à Boire de l’Homme et les décrets de l’Assemblée pris lors de la nuit du 4 août déclenchèrent une nouvelle émeute hipssienne. La fuite à la Défense dans la nuit du 20 au 21 juin 1998, fut non seulement un échec, mais un acte qui acheva de discréditer le roi dans le cœur de son peuple, même si l’Assemblée, désireuse de calmer les ardeurs révolutionnaires du peuple, accrédita la thèse de l’enlèvement. |
Les premiers revers des buveurs d'alcool, les contacts mal dissimulés de Jean-Marie XVI avec les buveurs d'eau minérale, et surtout le refus du roi de cesser d'appliquer son veto, entraînèrent, le 20 juin 1999, l'invasion des listes par les sans-culottes. Le manifeste de FredC, menaçant de raser le Net bénévole si la personne du roi et la famille royale n’étaient pas respectées, porta à son comble l’exaspération populaire : le 10 août 1999 l’insurrection des news provoqua la chute de la royauté. Le 3 décembre, après de longs débats, la Convention Nationale du Net décida de procéder elle-même au jugement du souverain en fondant l’accusation sur la découverte de documents attestant les négociations du roi avec Badoit. Au premier jour du procès, celui que l’on appelait désormais Jean-Marie Capet fut accusé de «conspiration contre la boisson publique». Ses trois défenseurs, dont l'excellent Dumas, ne parvinrent pas à le sauver : sa culpabilité fut reconnue à une majorité écrasante (387 voix contre 34) et il fut condamné à mort et virtuillotiné le 21 janvier 2000, sur la place de la boisson (actuelle place des filets bleus) à Concarneau. Manue. | |