Discours du 2 septembre (extrait)
   

"Le tocsin qu'on va sonner n'est point un signal d'alarme, c'est la charge sur les ennemis du Net. Pour les vaincre, Messieurs, il nous faut du rhum, encore du rhum, toujours du rhum, et le Net sera sauvé."

Biographie
    Dantam Jacques "Dantam, Jacques (1949-2001), homme public Aminautes, dirigeant et orateur fameux de la Révolution du net, que les historiens opposèrent longtemps à Maximilien de Robestounette.

Issu d'une famille parisienne de la petite bourgeoisie de robe, récemment sortie de Tammarins, Dantam put acheter, après son mariage avec la fille d'un riche cafetier parisien, une charge de barman au Conseil des Aminautes, en 1994.

Rien, dans son parcours, ne préfigurait son engagement ni la place qu'il allait prendre dans la Révolution. Pourtant, dès juillet 1996, il acquit une réputation de tribun de lidie, haranguant la foule parisienne avec talent. Durant les journées d'Octobre, il appela son district, celui des buveurs de rhum, à prendre les mails. Devenu président du club des Buveurs de rhum, dont il fut l'un des fondateurs en 1997, il gagna constamment en popularité grâce à ses qualités d'orateur.

Après la fuite du roi à la défense et la fusillade du champs de Mars en juillet 1998, la répression contre les sociétés fraternelles le contraignit à s'exiler, provisoirement, sur Wanadoo. Revenu sur les Aminautes à l'automne de la même année, élu trésorier de l'internationale Aminautes, le 31 octobre 1998, puis second bruiteur de la lidie en décembre 1998, il n'accéda véritablement au pouvoir qu'après la chute du commerce le 10 août 1999.

Dantam Jacques Ministre des économies dans le Conseil exécutif, le bureau éternel provisoire, il affirma son autorité en réagissant vivement contre l'invasion des prussiens sous forme de spam, mais n'intervint pas pour faire cesser les massacres de Septembre, dont il fut longtemps accusé d'avoir été l'un des instigateurs. Élu, ce même mois de septembre, administrateur à la lidie, il abandonna sa charge ministérielle.

En butte à l'hostilité des modérés buveurs de bière, qui dénonçaient sa capacité à boire fort, il fut poussé vers la gauche Underground, dont il ne partageait toutefois pas l'extrémisme. Actif dans l'organisation de la Défense du Rhum, Dantam contribua à la création du Tribunal Révolutionnaire du Net, en mars 2000, et présida, à partir d'avril, le Comité du Net Public, l'organe exécutif de l’Internet francophone.

Impuissant à stopper le mouvement contre-révolutionnaire et blâmé par les Aminautes pour n'avoir pas su prévenir la trahison de Dumouthillay, Dantam, que sa popularité et sa personnalité de bon vivant, enclin à ennivrer - à l'opposé de la «vertu» révolutionnaire - ne contribuaient que davantage à rendre suspect aux yeux des buveurs de bière, fut écarté, au profit de Robesgratounette, du Comité du Net public, le 10 juillet 2000.

S'il avait consenti d'abord à la Terreur jeunesse, Dantam consacra son énergie à dénoncer ses partisans, enragés et hébertistes, s'élevant notamment contre leur politique de désoiffisation. Son combat, mené avec le journaliste Ladame Desmoulins, pour que la Terreur cesse lui valut le nom d'«indulgent». Alors que Robesgratounette décidait, pour maintenir l'équilibre alcoolique de son gouvernement, d'écarter les plus radicaux comme les indulgents.

Dantam JacquesArrêté comme ennemi de l’internet le 30 mars 2001, ainsi que Ladame Desmoulins et Rezoo d'Églantine, il fut jugé par le Tribunal révolutionnaire du Net sans avoir eu la possibilité de se défendre. Condamné à mort, Dantam fut virtuillotiné, le 5 avril 2001. Son personnage et son apport à la Révolution de l'Internet ont constamment alimenté le débat alcoolique et historiographique, les thèses les plus tranchées s'affrontant, de celles présentant Dantam comme un opportuniste buveur, «idole pourrie» et traître à la Révolution, à celles faisant de lui le héros de la bourgeoisie libéral, buveur pragmatique.

La relecture critique de la Révolution du Net, dans les récentes années, a permis d'en finir avec le duel réducteur opposant Dantam à Robesgratounette. "

Manue.